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La mouche

Encre de chine - 21×29.7 cm

Le chat

Mine de plomb - 21×29.7 cm

Le Buste

Aquarelle - 21×29.7 cm

Au hasard du chemin

 

Octobre 2000

Au hasard d’une artère embouteillée

au cœur de la jungle bétonnée,

j’entends les battements sourds du métro

dans son galop frénétique

le visage grave de l’automobiliste,

perdu dans ses pensées individualistes,

hier encore, qui hurlaient « Liberté ! »

 

Pourtant, au hasard du chemin, au hasard…

Mais quel hasard ? Quelle destinée ?

La vie tourne, tourne sous mon regard,

tourne dans un maelström de rêves dépouillés ;

j’entends les règnes de l’ordre et de la Loi

dans ses beaux discours de « Fraternité » :

la roue tourne et j’ai crié « Liberté ! »

j’ai déserté votre stalle… j’ai garder ma foi…

 

Au hasard du chemin, au hasard… Quel hasard !

Les rues tournent, tournent dans mon regard,

tournent dans un tourbillon de gerbes étoilées,

je suis ivre et mes guenilles sont trempées

ma bouteille à la main, mon unique fratrie,

sous la pluie d’octobre où brille le pavé.

 

Car la France en signant pour « l’Egalité »

se parjure en discours de « Fraternité » !

Je suis Ivrogne, ah ! Quel hasard !

Exclu par ma propre liberté,

cette acrimonie révulsée !

Je suis ivre, sale et sans logis !

 

Au hasard des circonstances, au hasard… Quel hasard !

J’entends encore les barricades d’hier, les Hommes,

la poudre et le grondement des tambours…

le bitume vole sous mon regard,

et dans un spasme de dégoût récurant

je vomis ma défaite, et mon ignivome…

 

Je suis ivre ! IVRE ! Ah ! Quel hasard !

Mes pas sont lourds et hagards,

et la fine pluie dans mon paletot de guerre

entre dans mes os dans un roulement de tonnerre.

Nulle déférence, nulle civilité à mon égard,

je rugis sous le regard rempli de hargne :

« Liberté, Egalité, Fraternité ! »

ma misère, ma bouteille et le froid… !

 

Au hasard du chemin, au hasard…

Je n’attends plus de main secourable.

Les yeux ne m’effrayent plus depuis

qu’ils passent en ignorant mon existence,

ce mensonge qu’ils appellent « l’Egalité » !

Ah ! Quel malheureux hasard !

 

Aujourd’hui, où se terre la « Fraternité » ?

car je dors sous vos fenêtres, le front au ciel.

Ah ! Vivre sous ma propre étoile !

Libre ! Car je ne demande rien à personne…

Libre.

Slowly - Poésie

Slowly, the twilight move down,

and in the same time, our heart chock full of sky

with Colors of the stars

The embers gave a crack noise in the chimney

near whose our body nude stretched out

with the same desire which achieved us together

with a accomplishment of our passion.

you smiled in your sleep

and yours vermeil nipples

flaunted of pride and claim

like if they ‘ll challenge with the time.

Wind screamed like a starving wolf

he forced to the doors and windows like a furious lover

but he didn’t find an egress which gived him the victory

in spite of these struggles always repeated…

The embers gave a crack noise in the chimney

you seemed smile to the stars in the sky

your mellow womb to give birth to a life

Like a temple create the light

Au premier abord, me direz vous, il est facile de cerner le laxisme communautaire. En effet, il me semble être le plus évident ! En dépit de sa discrétion intrinsèque, le laxisme communautaire est clairement « défini », « codifié » et « accepté » par tous ! On vit avec ! Surtout, on fait avec ! Nous en subissons tous les jours les effets : au travail, dans les administrations, dans les affaires judiciaires, les affaires politiques, et même au sein de nos propres familles. Cependant, au creux de ce calvaire épidémiologique se trouve quantité de « souches » plus ou moins pernicieuses, plus ou moins révoltantes : ce sont ces formes de laxisme qui vont, au comble de son paroxysme, nous conduire à une extrémité dangereuse pour la santé de notre entourage immédiat ! Mais elles sont malheureusement (ou heureusement) le plus couramment infécondes du fait d’une crainte inhérente de la Loi en chacun de nous. ( Quoique ! Les médias n’hésitent plus à montrer du doigt ceux qui « pètent les plombs » à cause d’un « ras-le-bol »! ). Nous étudierons aujourd’hui, les deux souches principales de ce fléau qui me semblent les plus déplorables : le laxisme de productivité et le laxisme procédurier.

Pour commencer, il convient de définir par « laxisme » la méthode consciente d’un type d’individu, ou d’un groupe, à éluder ses propres efforts ou ceux de tiers dont l’utilité principale est une activité productrice. Nous allons étudier pas à pas ces différentes souches et, tenté qu’il en soit encore possible, essayer d’y trouver un antidote. A ce jour, toutefois, je cherche encore. Il convient de cerner par « laxiste » tout individu qui se propose de paraitre à son travail pour des taches contraires à la politique de son entreprise. Ces activités salariales qui sont communément accepté par tout un chacun afin d’obtenir en échange un salaire. Néanmoins, pour le laxiste, la tendance vise à trouver le courage d’en faire autant (rare ou accidentel), voire moins que son voisin, en dépit de la charge de travail souvent déséquilibrée entre ces individus et « les autres ». Le premier de ces fléaux est celui que nous rencontrons sur notre lieu de travail : « le laxiste de productivité » ! Champion du monde toute catégorie, il est le roi du farniente salarié ! (Cette circonspection prend évidemment en compte le principe selon lequel tout individu, en vertu des efforts accomplis dans l’avancement de son projet, à le droit de fumer une cigarette ou prendre un café de temps en temps. Cette manière de faire est communément appelée « pause » café ou « pause » cigarette, comme cela peut être la « pause » pipi). Le laxiste de productivité considèrera son temps à l’une ou l’autre, selon le schéma des priorités, voire cumulera les deux dans les délais frisant allègrement le quart de la moitié de « votre » travail journalier ou hebdomadaire. A ne pas confondre avec « le laxisme de fonction » qui, lui, ne touche qu’une catégorie de quelque hiérarchie. Le  laxiste de productivité est « ce » collègue qui passe son temps au distributeur de café, ou en tout cas, que l’on voit épisodiquement à son poste de travail, qui dit « j’ai fait ceci, j’ai fait cela » alors que c’est vous qui avez ramé pour ce résultat, et qui bien souvent rend bien net la raie de son patron. A première vue, me diriez-vous, l’individu en question pourrait être votre responsable hiérarchique direct. Pas toujours ! J’en connais de très bien ! Il y a des énergumènes sans aucune once de pouvoir qui se prennent pour le chef ! Ne nous mèprenons pas ! ! Car loin de pouvoir vous débarrasser de ces types souvent aussi collant et lestes en objectivité qu’une trace de pattes d’éléphant dans du beurre frais, vous conviendrez que, le temps aidant, vous finirez probablement par y mettre un peu du vôtre, et que vous reconsidèrerez votre position au sein de cette entreprise. Cela au détriment de votre employeur… Alors, ne quittez jamais des yeux ce pour quoi vous êtes embauché ! Attention donc à rester vigilant pour ne pas devenir votre pire ennemi…

En second lieu, mais il n’y a pas d’ordre tacite, le « laxisme procédurier » est prodigieux par sa vocation à taper sur le système. Dans les deux sens du terme. Il n’est rien d’hétéroclite, bien au contraire. Il est bien souvent administratif ou judiciaire, privé ou d’état, politique ou institutionnel, bancaire ou postale. Dans TOUS LES CAS, il est le produit d’un travail d’équipe, au sein d’un groupe individus plus ou moins polymorphe dans ses techniques laxistes ! Sa finalité peut vous échapper pour peu que vous n’en connaissiez pas l’articulation mais dans tous les cas, elle est foncièrement épisodique et épidermique. C’est ce qui excède. Le laxisme procédurier apparait donc quand vous vous y attendrez le moins, mais dans tous les cas vous en payez les frais, comme dans tout laxisme communautaire. Qui n’a jamais reçu de courrier d’un organisme, demandant « dans les plus brefs délais » de vous fournir une photocopie d’un document, sachant que vous avez quinze jours pour y répondre en recommandé, que le courrier à mis quinze jours pour parvenir à votre boite aux lettres, que nous sommes un samedi midi ? Mmm… ? Sans oublier que vous recevez dans les trois jours, tandis que vous vous êtes démené pour tout boucler dans les temps, deux lettres de relance et une lettre d’injonction, toutes postées dans l’intervalle d’une semaine, vous demandant le même document en double exemplaire avec, en plus, l’original d’un autre document signé par la mairie, sachant que nous sommes la veille de fêtes ! ! ! Cela, c’est le côté taquin de ce laxisme-ci. Ah ! Il vaut mieux en rire, APRES ! Je remercie donc TOUTES les administrations de nous donner quelques distractions, sans quoi le quotidien serait bien morose… Je passe le sujet car je pense que vous avez vos propres exemples et que CA ENERVE rien que d’y penser … Mais n’oubliez pas ceci : c’est de la taquinerie administrative… histoire de voir si vous conservez votre humour en toute occasion. En somme, c’est une thérapie d’état…

 

Pour finir, je ne voulais pas terminer ce tut sans au moins aborder le problème du « laxisme individuel ». Lorsque pour une raison ou une autre, nous ne faisons pas « ce qu’il faut » quand il le faudrait, reportant au lendemain voire au surlendemain des tâches qui peuvent attendre, et cela depuis déjà une bonne semaine (selon notre schéma de priorité), alors, nous pourrions dire que nous souffrons de cette maladie. Dans ce cas-ci, nous pourrions admettre notre faiblesse et, en fonction du caractère épisodique de cette manifestation, accepter de se pardonner. Dans toutes autres circonstances d’indifférence, c’est purement impardonnable ! En tête, la visite de courtoisie du dimanche après midi chez belle maman.

 

Enfin bon…

 

Il est possible que quelques-unes de ces idées soient louables, et aussi pendables, mais, bien sûr, vivre en société est aussi simple que de passer un fil dans le chat d’une aiguille avec des gants de boxe. Il semble évident que la diversité de l’espèce humaine conduit à une multitude de comportements plus ou moins répréhensibles en fonction des critères de vie de sa communauté. Nous ne pouvons pas tout rejeté de la Société, mais cela ne signifie pas qu’il faut tout accepter d’Elle. Trouver un juste milieu entre les tendances me semble le moyen le plus sain de participer au développement de notre environnement. Cependant, je suis persuadé que nous y gagnerons beaucoup à ne pas contempler tout le temps notre nombril quand les sujets méritent un soutien unanime de la population. Ce n’est pas d’ignorer son prochain qui rend stupide, c’est de lui marcher dessus.

J’applaudis toutes les associations qui se sont tournées vers les individus pour apporter leur soutien, leur attention et leur chaleur.

 

 

 

Article paru sur www.pouettepoete.ifrance.com (fermé)

Date de présentation : 11 janvier 2002

Dès le 01 janvier 2002, près de 300 millions d’individus partageront la première monnaie, unique à 12 états sur 15 membres de l’Union Européenne, comme une consécration de la pensée de Wilston Churchill en 1946 à unifier « les Etats Unis d’Europe ». Cinquante-cinq ans de négociations gouvernementales leurs auront été nécessaires afin d’imposer progressivement le visage économique et monétaire de cette nouvelle Europe. Les Accords de Schengen de 1985 à 1995, puis le Traité de Maastricht entre 1992 et 1993, se sculptent comme les dernières contractions de cette expansion internationale. Car cette morphologie balbutiante ne tend pas seulement vers le développement de la compétitivité inhérente à cette notion de concurrence et de libre échange entre les états membres ; elle vise surtout l’évolution de la combattivité de ses marchés boursiers sur le plan mondial, face au Dollar et au Yen. Néanmoins, cette nouvelle Europe, consciente des bouleversements que suscitent ces changements, s’applique consciencieusement à exorciser les inquiétudes d’une devise moderne en donnant naissance à une Europe unifiée qui ne peut s’envisager sans la collaboration intrinsèque des entreprises et des individus qui la compose, de ses partisans à ses détracteurs.

 

C’est pourquoi, depuis 3 ans, la France s’investit à participer activement à l’épanouissement de cet enfant prodigue par des phases de campagnes d’informations dont le but est de préparer progressivement et psychologiquement le chemin des Français vers l’euro. Le plus surprenant dans l’attitude prise par le gouvernement, qui instaure une période de transition et d’adaptation à l’euro, résulte de son enthousiasme à nous conduire vers l’issue du 01 janvier 2002, tandis que, invariablement, l’échéance du 17 février 2002 marquera la fin du franc devenu désuet avec l’avènement de la monnaie unique. Si depuis trois ans nous sommes bien informés de la disparition de notre monnaie nationale, pourquoi instituer une période probatoire comme on prépare des funérailles, quand bien même il serait plus facile d’établir, en même temps, l’arrêt définitif de la circulation du franc et la mise en service de notre nouvelle devise ? D’autant plus que, à mesure que nous nous approchons de 2002, l’attitude des français à l’égard du sujet de la monnaie unique européenne, semble coïncider avec le recul de l’intérêt à l’euro comme une manifestation instinctive de retrait face à l’angoisse éveillé par la nouveauté. Car si l’euro inquiète, force est de constater que les moyens mis en œuvre pour nous y préparer, répondent à un sentiment sous-jacent de crainte, les questions le plus fréquemment abordées touchant particulièrement l’emploi, le niveau des prix, le niveau de vie et les salaires. Le gouvernement semble donc «marcher sur des œufs » en promulguant sa campagne publicitaire « l’Euro, c’est plus facile ensemble » comme une invitation de la population à « se serrer les coudes » réinventant de manière prudente la symbolique de la cohésion qui atteint la France au moment de la Coupe du Monde de football de 1998.

 

Parmi les raisons qui valident ces stratégies politiques, nous pouvons trouver à l’origine, dans l’histoire de la devise française, les dévaluations successives dont le franc a fait l’objet depuis Raymond Poincarré en 1929, puis plus récemment avec Antoine Pinay en 1959 (mais ce ne sont pas là les seules). Demain, il faudra 6,50 francs pour faire 1 euro : c’est le constat d’une nouvelle dévaluation qui se fait ressentir dans le paysage français sous-entendu par le changement de devise. Ces impacts psychologiques, nés précédemment de la perte de deux zéros de l’ancien franc, auront nettement marqué les mémoires, l’inconscient collectif français, tout particulièrement les 65 ans et plus, qui font d’ailleurs l’objet bienveillante d’une assistance particulière sous l’égide du «Programme d’accompagnement à l’euro des «publics fragiles » » comme une manifestation maternelle évocatrice des risques d’exclusion, d’une certaine population «vulnérable et en quelque sorte ” handicapée ” dans l’apprentissage de l’euro ». Pourtant quarante-cinq n’auront pas eu raison de la prorogation mentale pour la conversion de l’ancien franc au nouveau franc toujours aussi actif dans les esprits… Combien de temps nous faudrait-il aussi pour oublier le franc et penser uniquement en euro ?

 

Dans 113 jours, le 01 janvier 2002, 300 millions d’individus vont examiner leur porte-monnaie, constitué des sept nouvelles coupures de billets, et des huit pièces, emblématiques sur une face à chaque pays. En définitive, au crépuscule de notre monnaie nationale, il nous faudra faire avec l’impatience des épiciers, lorsque nous passerons du temps aux caisses à recompter notre monnaie ; il sera indispensable de nous convertir aux prix affichés ; nous apprendrons à déjouer les impostures. Mais de toute évidence, il faudra bien apprivoiser son capital. C’est en tout cas sous cette estimation que semble réagir 39% de la population (en progression de 9 points en avril 2001) ce qui indiquerait de manière optimiste une dédramatisation de la situation ; jusqu’au moment où les mécanismes de demain deviendront aussi machinaux que ceux d’aujourd’hui, mais sous une autre monnaie, une monnaie européenne, une monnaie à l’aube de son envolée.

 

 

Article paru sur www.pouettepoete.ifrance.com (fermé)

Date de présentation : 10 septembre 2001

Sources :

Site du «ministère des Finances et de l’Industrie ».

Site de « La petite histoire de la monnaie française ».

Je suis seulement, simplement « un être humain ». Ce message s’adresse donc à vous, lecteur, et vous conduit à vous-même. Mon visage est celui que vous semblez ne pas toujours vouloir reconnaitre. Qu’importe que je sois une femme ou un homme ! De même que la joie et la souffrance n’ont de couleur que la manifestation de leur revendication. Je ne suis ni prophète ni praticien de quelques doctrines revendicatrices, je suis uniquement ‘un être humain’, animé d’un sentiment altruiste et philanthropique, qui réagit à toutes les formes de violence et d’injustice, pour lequel je crois nécessaire de mener le combat. Sachez que je ne cherche à lever aucune armée. Et que je ne prône aucune idéologie religieuse. Non ! La Vie suffit à elle-même ? Sa richesse nous permet d’y puiser ce que nous souhaitons y puiser. Vous chercherez peut-être à me confondre, là, au fil des mots, au fil du temps. Vous avez raison : ne restez pas impassible, n’admettez rien que vous ne puissiez exprimer vous-même, soyez critique sans imposer invariablement votre point de vue, ne vous limitez pas à votre propre pensée ! L’issue d’une bataille ne s’est jamais déroulée dans un fauteuil. Cependant, nulle bouteille ne sera jetée, nul mot ne sera attendu. Pardon car je ne suis pas un Gourou non plus, ou l’image réconfortante d’une manifestation pseudo théologique du Soi. Il n’y aura pas d’exercices pour devenir ceci ou cela, atteindre tel état ou tel autre. Non. Ne vous mèprenez pas. Ne vous trompez pas sur mes intentions.

 

Depuis votre naissance, vous déambulez sur un chemin que vous êtes seul à parcourir. Vous avez donc accompli un trajet dont vous êtes le résultat, ici et maintenant. D’autres aussi ont foulé des sentiers qui vous ressemblent ; cependant ces directions vers un point ultime - son idéal peut-être - sont multiples, et toutefois uniques, comme vous. Alors pourquoi chercher à transfigurer le chemin qu’un autre propose quand vous être le seul juge de votre existence ? Manifestement, la Vie est un fruit si précieux que beaucoup hésite à la croquer… Vous-même, comment VIVEZ-VOUS ? Ah ! Dans notre environnement où le Monde semble s’enrouler dans une spirale d’actes répréhensibles, avec force déploiement de son arsenal économique, politique ou militaire, combien d’entre vous pense VIVRE ? Vivre, survivre, je me souviens de cette gymnastique intellectuelle où il s’agissait d’en énoncer quelque verdict épicurien. Ah ! La vie est courte, ne vous semble-t-il pas ?! Bien sûr, il peut paraitre de ces moments si douloureux à l’existence que l’on se demande alors si elle vaut vraiment la peine de continuer à vivre; de ces instants où le vide apparait, noir, morose, ténu, et où notre espoir est au plus bas, notre futur si sombre, et où notre passé soudain éclairé est triste. Un seul geste peut suffire tout à coup à stopper cette douleur de l’âme, tandis que Vivre demande un effort quotidien… Vous êtes là, peut-être perplexe du sens de votre existence, mais là, vivant. N’est-ce pas déjà une chose merveilleuse ? Mais est-ce pour autant que vous sachiez vivre ? Nous souhaitons profondément faire l’effort d’agir consciemment aux informations que nous transmet notre environnement, et répondre convenablement aux stimuli de notre esprit. Il n’en est rien de conscient, ne nous leurrons pas. Nos bagages - émotionnel, familial, social - sont là pour nous rappeler que les directions choisies de l’existence - nos victoires et nos échecs - gouvernent notre Histoire. Sans évoquer jusqu’à l’idée que notre Histoire est déjà tracée depuis notre naissance, vous remarquez combien il peut sembler difficile, voire impossible, de transmuter sa vie en une existence digne de nos aspirations. Dans l’éventualité d’une réussite, diriez-vous qu’il s’agit de “chance” où de destiné ?

Je ne vous apprendrais rien car je n’ai pas cette prétention. Il suffit de chercher, et chercher encore, le but de son existence, de se poser les bonnes questions, afin de se galvaniser à son inextricable essence… Sa Vérité. Car la vie est une réelle aventure. Votre existence est entre vos mains, au cas où vous l’auriez oublié. Parfois, il faut commencer d’être mort à soi-même pour en jouir du sens. Parfois, les évènements s’éclaircissent d’eux-mêmes. Toujours, dès que vous tenez les rennes de votre vie, est-il plus tangible alors de percevoir la statique dans son existence, puis, de là, à réapprendre à Vivre. En dépit de tout, n’oubliez pas de rester vigilant à vous-même.

 

Article paru sur www.pouettepoete.ifrance.com (fermé)

Date de présentation : 03 février 2002

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