La découverte comme mode de vie

"La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder" Victor Hugo

Portrait : Bernard-Xavier Toillier : Sourcier 21 mai 2009

Classé dans : Portraits — Eric T @ 19 07 34 0534
Tags:

Article et photo paru dans le journal local “L’écho du Thelle” du 15 mai 2009 N° 268 page 13 sous le titre : “Bernard-Xavier le sourcier dévoile ses secrets.”

L’article écrit sur cette page est l’article que j’ai pigé pour le journal ci-dessus.

——————-

Sourcier, ça coule de source !!

Le métier méconnu de la prospection de l’eau se rencontre à Rantigny.

Bernard-Xavier Toillier est sourcier à Rantigny, près de Creil. Oui ! Vous avez bien compris, cet homme, cherche et trouve de l’eau ! Nous sommes pourtant loin des vieux clichés d’un homme sillonnant la campagne avec sa branche de coudrier en Y. Aujourd’hui, bien que les outils de détection restent toujours aussi simples, l’emploi de cartes géologiques améliorent grandement cette exploration. C’est un métier fort ancien, méconnu et plein de mystère que cet homme de 49 ans exerce Bernard xavier Thoillier professionnellement depuis le mois de février 2009. « Je bénéficie actuellement des nouvelles dispositions gouvernementales permettant la création d’une micro-entreprise au statut d’auto-entrepreneur », nous explique Bernard-Xavier Toillier. Responsable informatique pendant la semaine, il occupe ses week-end à la recherche d’eau pour des particuliers, des sociétés, des collectivités et des agriculteurs. Il se déplace sur un rayon de 50 km à partir de son domicile, bien qu’il lui est arrivé d’aller plus loin.

Une disposition familiale ?

« Mon père avait un pendule, mais il l’utilisait rarement en notre présence ; par compte, nous aurions, ma fille et moi, les mêmes prédispositions pour ce métier », nous dit-il en souriant. Sensible à des phénomènes énergétiques et vibratoires permettant une localisation précise et optimisée de l’eau en profondeur, le sourcier nous convie à une série d’expériences et d’explorations de l’eau dans son jardin. « C’est un métier qui ne nécessite pas nécessairement d’outils, mes mains suffiraient, mais j’en emploi tout de même pour faciliter mes recherches », nous explique-il. Tour à tour, il utilise une baguette en L, un lobe antenne Hartmann, une antenne de Lecher, son pendule de radiesthésiste qui constituent les principaux instruments du sourcier. Cette série d’outils permet, en effet, d’indiquer l’emplacement de la rivière souterraine quel que soit l’instrument. « Mon travail consiste à détecter, pour commencer, plusieurs cours d’eau ou veines et à choisir celui qui offre le meilleur débit ; ensuite, j’effectue sur 50 mètres, un marquage sommaire de chaque rives ; je détermine la profondeur en mètre de la veine, le sens du courant et son débit en m3; finalement, je marque l’emplacement du point de forage », explique Bernard-Xavier Toillier.

La technologie au service du sourcier

La nature du sol est déterminante pour comprendre le terrain et assurer un diagnostic hydraulique optimisé. « J’utilise pour cela des cartes de terrain issus de bases de données de géologie du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) ; j’ai des cadrans pour déterminer au pendule le débit et la profondeur ; lorsque je pratique, je préfère couper toutes les sources électromagnétiques (portables etc) qui pourraient m’influencer, et je me concentre en silence pendant la recherche », reprend le sourcier. Son activité est en plein essors : « Depuis le printemps jusqu’en automne, tous mes prochains week-end seront consacrés à la recherche d’eau ; l’avenir me dira si ma passion peut se vivre sans un emploi annexe, mais pour l’heure, il est encore tôt pour le dire même si j’ai confiance. »

Bernard xavier Thoillier sourcier

Pour plus d’informations :

son site http://www.sourcesetvie.fr

Une vidéo réalisée sur les lieux et mixée par le journal

http://www.lobservateurdebeauvais.fr/actualite/Rantigny-:-le-sourcier-devoile-ses-secrets-1700.html