La découverte comme mode de vie

"La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder" Victor Hugo

Par Haine – Opus 2 – Poésie 26 mars 2008

Classé dans : Poésies — Eric T @ 18 06 12 0312

Dès le premier jour, aussitôt,

je t’ai détesté, Toi, la femme,

pauvre créature sans âme

dans ton habit de peau de vache,

et ton venin dans tes mots.

Que tu sois blonde, brune, rousse,

tu es unique à mes yeux :

un fléau du bar et de sa mousse,

un acarien du lit migraineux

une pie stupide et acerbe !

Sous tes airs de mante religieuse

- nom par lequel tu oses séduire -

où dans ta toile nous trahir,

mygale experte et dévoreuse,

te voilà, femme, perfide amoureuse !

Car c’est de Toi que vient la Chute

de l’Eden, et la boite de Pandore,

de ton crâne sans cervelle, sans remords,

à nous la bière notre réconfort

les soirs de match après un but !

Je suis misogyne mais est-ce assez ?

Notre clan est un seul homme

Beau, svelte, certes, mais élancé !

Salut à Toi, belle effarouchée !

Moi, qui ose t’offrir une pomme.

Qu’elle te cloue finalement le bec,

T’étouffe, t’empoisonne aussi sec,

Afin, qu’enfin, tranquille, dans le silence,

Je sirote mon Verbe jusqu’à l’ivresse,

Et qu’avec elle JE contemple ma vengeance,

car je ne suis plus que la moitié d’un homme,

demi-dieu certes, satyre ou centaure,

trahis, blessé à mort, mais sans tord,

sinon d’être misogyne, un boutefeu en somme,

je te hais, Femme, comme les Hommes.