Frontanel (extrait) - Théatre
26 mars 2008 par zaclepoete
- ”Demoiselle, à travers votre farouche pudeur
à ignorer dans le plus simple vêtement
la caresse du corps de l’homme aimant
méditez en ceci votre notion du malheur.
Le contact des peaux dans une étreinte charnelle
ne s’arrête hélas pas aux postures usuelles :
de vos mains agissez avec circonspection !
de vos lèvres savourez la fellation !
Et si pour quelque dégoût vous êtes inflexible
embrassez malgré tout le désir irascible
que deux corps savamment exaltés
se donneront sans relâche au plaisir partagé.
Après quoi, Demoiselle, votre fragile candeur
s’envolera avec les ailes du bonheur
la caresse du corps comme caresse du coeur
s’unira à votre vie tel un récepteur.”
- ” Votre sermont, Monsieur, porte à mes lèvres
une bien étrange amertume. Eve, Eve,
Eve aurait-elle gouté à ce acte défendu
dont je n’ai ouï dire d’aucune lecture
qu’elle ne soupira sous le corps d’Adam,
ou dans de biens scabreuses postures
dont votre verbage semble pourvu
sous un éclairage savant ?”
- ” Oui demoiselle ! L’Amour est ainsi né
que les corps s’attirent et s’unissent
dans une étreinte passionnée
dont j’aspire avant que le jour finisse
à vous en témoigner la véracité.”