La découverte comme mode de vie

"La vérité est comme le soleil. Elle fait tout voir et ne se laisse pas regarder" Victor Hugo

Le silence des badauds – Poésie 21 février 2008

Classé dans : Poésies — Eric T @ 14 02 51 0251

Je n’ai pas voulu sortir la veille au soir,

quand j’ai vu la police et les types cagoulés.

J’ai fermé la fenêtre. Il y avait tant de bruit !

Le vacarme des armes automatiques

attendre que le calme revienne…

Ce n’est pourtant pas la première fois. 

La sirène des camions de pompiers

a retentit ensuite près de là.

Une voiture, un tabac, ou une pharmacie

brûlait dans le quartier voisin,

des tuniques bleues armés étaient en retrait.

Quel combat fallait-il étouffé ? 

J’ai augmenté le son de la télévision :

le 20 H parlait encore d’affrontements en Palestine, en Corée, à Cuba,

et si peu sur les bruits à ma porte.

Sourde oreille médiatique ou cécité politique,

suis-je seul à regarder ? 

Oh, bien sûr ! Il est de rigueur de critiquer !

Les mentalités sont aussi solides que les racines…

Et le vent des idées révolutionnaires, toutes,

apportent le chaos tant redouté, colère et désordre,

comme à un môme irascible à qui l’on retire son jouet.

En revanche, la Démocratie est le pouvoir du peuple.

Alors je tire les rideaux, je verrouille ma porte,

je cadenasse mon allusion au bonheur,

cher à Rimbaud, à Voltaire, à Hugo, 

Il y a des trous dans ma portière ce matin,

circulaire et un peu enfoncé à cet endroit,

une dizaine d’impacts de gros calibre,

rapprochés, comme à un tir de ball-trap

ce n’est pourtant pas une voiture neuve,

juste, « ma » voiture.

 

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