Introduction :
Votre chef vous malmène, vous méprise, vous torture moralement, vous délaisse, vous spolie, vous injurie, vous frustre, vous martyrise, vous dévalorise, vous ridiculise, vous décourage, vous déprime…
Changez de comportement : découvrez ce qui vous anime…
Pour commencer, offrez vous un livre sur la PNL, il vous aidera à adopter un nouveau comportement face à votre agresseur. Ainsi, si vous comprenez pourquoi et quand son comportement est inapproprié, vous pourrez le lui expliquer en lui faisant face.
Les Bases de la PNL
La PNL (Programmation Neuro Linguistique) est une méthode de développement personnel créée aux États-Unis en 1970. Dans son aspect positif, elle permet d’améliorer la communication entres les individus. Utilisée par profit, elle permet de manipuler, percer votre personnalité et vos comportements et de parler la langue de bois. C’est donc de la psychologie appliquée. Basé sur l’observation de la gestuelle et de l’oral d’un individu, le concept travaille sur la malléabilité de notre cerveau pour intégrer et résoudre des schémas comportementaux. La PNL propose donc de diagnostiquer, d’essayer puis d’évaluer de nouveaux comportements. En clair, la PNL permet de vous améliorer…
Chapitre 1 – vous êtes seul(e) !
Le scrupule du doute, le doute du remords et la déprime seront les boulets contre lesquels il vous faudra vous armer ! Ce sont des métaphores psychologiques que votre chef emploie sûrement sur vous à votre insu. Plus vous vous sentez désarmé, vidé de votre substance vitale, plus vous êtes sûr d’en être la victime. C’est l’effet Dopler, en quelque sorte. Pour vous sentir de nouveau vivant, vous devrez vous battre contre cette forme de vampirisme énergétique, vous montrer plus fort. Vous n’aurez guère de choix, autrement, vous continuerez d’être le jouet subordonné de cet imbécile qui outrepasse son rôle de chef.
1-1 Qui êtes-vous ?
La PNL peut vous aider à comprendre de quel manière votre chef se comporte avec vous. L’important est de bien saisir que son comportement à lui, répond peut être à un comportement particulier de votre part. Vous pourriez en effet être votre propre ennemie. Il peut s’agir grosso modo pour vous d’un moyen inconscient de prouver votre existence sur Terre. Une psychanalyse ou une psychothérapie peut alors vous aider à prendre confiance en vous, à vous affirmer, et à vous situer par rapport aux autres ; sans étude préalable sur vous, cet opus ne serait clairement qu’un moyen pernicieux de vous exprimer…
Ensuite, vous devez chercher en vous les motivations qui vous poussent à lire ces lignes : votre tendance du moment qui se balance entre vengeance passagère et un hobby montre nécessairement votre état d’âme et/ou votre état d’esprit. Une fois que vous avez une vue générale de la situation, ce bilan montre que vous êtes soit une « victime », soit un bourreau. (un mouton ou un loup)
Pas de précipitation ! Le code civil protège tout le monde et votre condamnation de ce misérable pourrait vous rendre condamnable aux yeux de cette même loi. Il s’agit au contraire pour vous de montrer que le comportement actuel - de votre patron, votre chef, vos collègues, qui vous abaisse - est loin d’être celui que vous attendrez, et que vous présumez qu’il cesse. En clair, si vous prouvez que l’on vous agresse, la loi sera de votre côté.
1-2 Qui est-il ?
Tentez de vous mettre à la place de votre chef. Tentez de comprendre ses motivations. Peut être que pour lui, aussi, son comportement serait un moyen de se sentir exister… Ainsi que je le signifiais plus haut, la tendance entre vengeance passagère et un hobby montre nécessairement son état d’âme et/ou son état d’esprit. A vous d’en saisir la nuance. Ouvrez votre esprit ! Écoutez-le brailler ses insanités, trouvez-lui une raison à son comportement. Par exemple, s’il vient de se faire redresser par sa direction, ou de subir un refus d’un de vos collègues (plus verbatif) faites lui comprendre que cela ne justifie pas pour autant qu’il s’en prenne à vous.
Notez quelque part qu’il peut lui même être le jouet despotique de sa direction, et que ses méthodes – bien que inexcusable - peuvent être guidées par la main d’un supérieur ou de plusieurs de ses supérieurs.
Chapitre 2 – Votre comportement .
Tout d’abord, vous devez calmez vos pulsions ! La violence physique et le langage vulgaire est le mode de communication des imbéciles. En agissant de la sorte, peut être que vous rendrez service à votre chef. Soyez fin. Face à ce chef, vous devez rester attentif pour répondre au quart de tour à une malfaisance. Adoptez un nouveau comportement. Selon ce que vous aurez appris, le niveau de vice de votre bourreau et votre mental, vous serez surpris des premiers résultats…
2-2 Celui que vous êtes
Posez-vous cette question : avez-vous mérité de subir les médisances de votre chef ?! Si la réponse est « oui », demandez-vous « pourquoi ? » ou reportez-vous au chapitre 1-1. L’objectif pour vous même sera de renforcer votre fragilité. Vous devez apprendre à avoir un nouveau comportement comme si vous débarquiez dans cette entreprise. Pensez à consulter votre médecin ou un spécialiste de l’âme pour qui vous aide à cibler votre difficulté existentielle. Parlez !
2-3 Vos états d’âmes
Si vous avez suivis les conseils de votre livre sur la PNL, vous devez déjà commencé à être plus lucide sur la conduite non équivoque de votre chef et à sentir une certaine «maîtrise» vous envahir. En fait vous prenez du recule par rapport à la situation, analysez froidement le contenu de la conversation, sans donner à vos émotions la capacité de vous submerger. Plus vite vous expérimenterez les techniques proposées, plus vite vous serez à même de voir grandir la confiance en vous-même. Rien ne vous empêche de tenter d’abord ces techniques sur vos collègues, il y en a toujours au moins un qui s’assure de la propreté de la raie du postérieur de son chef ! Mais réfléchissez toujours à la conséquence de vos actes.
2-4 La valeur de la détermination
Faites peau neuve : changez de vêtements, de parfum, de lunettes, de voiture ou même de yacht. Affichez le changement …
Attirez à vous et en toute circonstance un sentiment de sérénité, et aillez à l’esprit le proverbe suivant : « qui s’y frotte, s’y pique ! »
Affichez en toute circonstance à votre entourage un moral au beau fixe !
Faites comme le roseau : affrontez la tempête verbale de votre supérieur avec calme. Écoutez attentivement. Devenez acteur et non plus spectateur. Vous devez faire en sorte de maîtriser le dialogue : reportez la conversation dans son bureau à l’écart d’autres oreilles si vous pensez que la conversation vous échappe ou si le message que vous délivrez touche à son autorité. Ne soyez insolent que si l’on vous manque de respect.
Il vous faudra, pour « obtenir du respect », répondre du tact au tact aux railleries coutumières… La première victoire compte et il s’agit de ne plus faiblir ! Montrez les crocs et affirmez enfin votre détermination à ne pas vous laisser marcher sur les pieds.
Si les collègues de travail sont complices par défaut d’équité de ce supérieur hiérarchique, vous devrez envisager de leur tenir tête en sa présence une fois que vous aurez vraiment pris de l’assurance.
Quand vous serez près, tenez tête au chef de meute, soit en le regardant droit entre les sourcils, soit en regardant ailleurs. Tout dépend du tempérament de votre chef : s’il est sanguin, montrez de l’indifférence pour l’énerver, s’il est lymphatique, cherchez son regard pour le provoquer. L’objectif est de le conduire à montrer au plus grand nombre son habileté à dévaloriser les compétences et à ne pas trouver de solution pour les améliorer !
Restez calme et maître de la situation : maîtriser le dialogue. Vous devez sentir la peur vous quitter et une force vous envahir. Alors à ce moment-là, vous dominerez la situation ! Et la première pierre de votre édifice sera posée.
2-6 La victime
Gardez à l’esprit que les erreurs (de jugement ou d’appréciation) qu’il portera à votre sujet se retourneront contre lui. Ne lui faites pas sentir que c’est un imbécile… Prenez vos collègues à témoin mais ne jouez pas à la victime.
Jugez les actes et temporisez les paroles prononcées.
Attention au lécheur de cul et à sa capacité de répéter les conversations. Ces vermines sont généralement les premiers qui vous ont montrés une certaine sympathie lors de votre première arrivée.
2-7 La réconciliation
Vous seriez totalement stupide de croire que cette chose qu’on appelle « la réconciliation » ou si vous préférez le « allez, on passe l’éponge » est possible : vous tomberiez seulement un peu plus dans les griffes de votre tortionnaire qui exploiterait cette faille pour vous blesser de nouveau.
Au contraire, restez calme, attentif, faites savoir par le regard - mais sans excès. Si l’imbécile s’approche pour estimer votre force, c’est que déjà il se sent menacé !
2-8 Les collègues
Ces loups vont donc naturellement se frotter à vous pour tenter d’entamer votre nouvelle force et renifler une faiblesse, le défaut dans la cuirasse. Ils tenteront de forcer vos anciennes faiblesses, et il vous faudra aussitôt montrer de la résistance (pas de nonchalance), afin que ne laisser aucune ambiguïté par votre comportement. Avec ceux que ça frisera les poils du derrière que de vous voir évoluer avec aisance, il faudra de la magnificence. Soyez insolent mais pas injurieux, prenez de la place autant physique que mentale, déjouez les pièges. Étudiez le comportement de chacun, les appels à l’aide des plus faibles, les sujets abordés par les plus forts, puis creusez l’écart par votre conscience du niveau du groupe.
2-9 L’entreprise complice/non complice
Si vous vous sentez la victime d’abus de la part de votre entourage professionnel, sachez au moins que le Code du Travail vous protège, et que votre employeur à l’obligation de stopper ces malversations ! Vous pouvez vous enrichir grâce à des ouvrages sur le harcèlement, si vous éprouvez le besoin de localiser le problème.
Si votre employeur est votre tortionnaire, ou s’il n’agit pas en votre faveur, vous pouvez tenter de vous rapprocher de votre médecin de famille, de l’inspection du travail de votre région, des prud’hommes, ou de payer un tueur à gage, pour parvenir à un accord amiable. Arrivé à ce stade-là de l’évolution du problème, vous devez envisager de quitter l’entreprise car la tension est palpable dans le service.
Parfois, quand l’entreprise est suffisamment grande, il est encore parfois possible d’obtenir une audience avec le supérieur de votre supérieur afin de lui exposer les faits. N’y aller pas sans avoir bien préparé votre entretien – dans lequel vous mettrez à plat le problème, vos attentes - et obtenu de sa part un « soutien » par son intervention. Si dans la semaine, vous sentez du changement, c’est que votre entretien à porté ses fruits, autrement, passer au paragraphe suivant.
En général, vous sentez intuitivement que vous êtes mis à l’écart, isolé, que l’on vous confis les sales besognes, que l’on vous donne de mauvaises instructions pour vous mettre en faute, pour vous dégoutter, et vous conduire peu à peu à envisager de passer au sujet suivant…
2-10 Quitter l’entreprise
N’envisagez jamais de quitter l’entreprise en donnant votre démission :
-
vous vous sanctionneriez à tord à cause de l’irresponsabilité de votre entreprise,
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vous vous sanctionneriez en choisissant la facilité au lieu de faire valoir vos droits,
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vous vous sanctionneriez psychologiquement
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vous perdriez vos droits aux Assedics
A - Prendre une décision
Demandez à votre médecin de vous octroyer un arrêt afin de faire le point. Parlez lui clairement de la situation, et n’ayez pas peur des mots.
Évitez l’alcool, la drogue, le cannabis et les amphétamines pendant cette période même si vous êtes extrêmement tendu; préférez plutôt la vitamine C et le magnésium. Votre médecin vous aura probablement donné de quoi vous aider à surmonté votre stress.
Faites le point de la situation, puis commencez à valoriser votre savoir faire en posant sur papier l’étendue de vos connaissances personnelles et professionnelles. Il ne s’agit pas de faire un C.V. C’est exclusivement pour se donner le moral. Notez tout, même ce que vous faites partiellement ou avec l’aide de quelqu’un. A la fin de cet « exercice », vous devriez vous rendre compte que certaines tâches pourraient être exécutées seules… Et ça c’est positif pour le futur. Pourquoi ne pas envisager de devenir votre propre patron ? Mais chaque chose en son temps !
Une situation n’est définitive que si elle est morte. Votre état de santé doit vous guider. Prenez du recule, parlez de la situation à votre entourage, la multitude d’argument vous guidera vers une solution.
B - Prud’homme
La constitution d’un dossier puis la validation par un conseil des prud’hommes, est arbitrairement subordonné par le motif initial. En clair, si votre dossier ne tient pas la route, vous ne serez pas « pris au sérieux »… Les preuves de harcèlement sont les plus difficile à obtenir. Les écris de collègues sont rares car cela les obligerait à prendre position contre leur employeur et indirectement risquer leur place… Vous pourriez tenter de vous mettre régulièrement en arrêt maladie mais cela ne va qu’un temps ! Vous pourriez tenter de vous rapprocher de la médecine du travail, mais mise à part quelques perles rares, leur déplacement sur votre lieu de travail reste hypothétique :
Un centre de santé professionnel qui ne fait pas de vague auprès de l’entreprise avec laquelle elle travail, pérenne sa clientèle – triste réalité !
Il est important de conserver les traces les plus insignifiantes montrant de façon équivoque le caractère pernicieux de votre tortionnaire. Envisagez de faire le plus tôt possible ce travail de fourmis, à toute fin utile… Si vous en êtes à l’étape 10 sans avoir de « preuve », c’est que vous n’avez pas été suffisamment vigilant du comportement de vos supérieurs… cela vous servira d’expérience. Vous pouvez également déposer des mains courantes auprès des autorités de l’état.
Conclusion :
Lorsque vous arrivez dans une entreprise pour la première fois, vous avez une regard neuf, et aucun à priori sur vos collègues – vous les jugez tous au même niveau - le cadre est neuf et votre personnalité vient s’ajouter à la conscience collective de l’entreprise. Chacun veut donc savoir qui vous êtes, et vous, qui ils sont.
L’idée, c’est de vous approprier l’environnement de vos collègues et votre entreprise afin d’acquérir un oeil neuf de la situation, de votre situation. Ce ne sont pas eux qui vont devoir changer, c’est vous ! Tout dépend de votre capacité à vous métamorphoser – je ne parle pas de changer de personnalité, mais de faire comme si vous arriviez dans une nouvelle entreprise : au départ, normalement, vous êtes discret car vous ne connaissez personne ! Vous observez. Le choix des personnes avec lesquels vous avez des affinités s’impose de lui-même – et le contraire aussi. Dans le cas présent, vous connaissez tout le monde, et vos détracteurs peuvent déjà vous malmener. Posez-vous alors cette question : si vous arriviez pour la première fois dans cette entreprise et que ces personnes se comportaient ainsi avec vous, l’accepteriez-vous ou vous rebifferiez-vous ?! La fuite ou l’attaque ? Vous demanderiez naturellement que l’on vous respecte – en montrant les crocs s’il le faut.
Tout le monde à le droit au travail et au respect dans son travail : n’oubliez jamais que l’objectif du travail c’est de troquer votre savoir faire en échange d’un salaire; et vice versa du point de vue de l’employeur. En quittant l’entreprise actuelle – mais pas n’importe comment - si vous l’estimez « pourrie », vous pourriez très bien rendre une autre entreprise heureuse d’acquérir vos compétences qui vous accueillera les bras ouverts !
Changer de travail impose nécessairement une remise en question.