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-  ”Demoiselle, à travers votre farouche pudeur

à ignorer dans le plus simple vêtement

la caresse du corps de l’homme aimant

méditez en ceci votre notion du malheur.

Le contact des peaux dans une étreinte charnelle

ne s’arrête hélas pas aux postures usuelles :

de vos mains agissez avec circonspection !

de vos lèvres savourez la fellation !

Et si pour quelque dégoût vous êtes inflexible

embrassez malgré tout le désir irascible

que deux corps savamment exaltés

se donneront sans relâche au plaisir partagé.

Après quoi, Demoiselle, votre fragile candeur

s’envolera avec les ailes du bonheur

la caresse du corps comme caresse du coeur

s’unira à votre vie tel un récepteur.”

- ” Votre sermont, Monsieur, porte à mes lèvres

une bien étrange amertume. Eve, Eve,

Eve aurait-elle gouté à ce acte défendu

dont je n’ai ouï dire d’aucune lecture

qu’elle ne soupira sous le corps d’Adam,

ou dans de biens scabreuses postures

dont votre verbage semble pourvu

sous un éclairage savant ?”

- ” Oui demoiselle ! L’Amour est ainsi né

que les corps s’attirent et s’unissent

dans une étreinte passionnée

dont j’aspire avant que le jour finisse

à vous en témoigner la véracité.”

 Dès le premier jour, aussitôt,

je t’ai détesté, Toi, la femme,

pauvre créature sans âme

dans ton habit de peau de vache,

et ton venin dans tes mots.

Que tu sois blonde, brune, rousse,

tu es unique à mes yeux :

un fléau du bar et de sa mousse,

un acarien du lit migraineux

une pie stupide et acerbe !

Sous tes airs de mante religieuse

- nom par lequel tu oses séduire -

où dans ta toile nous trahir,

mygale experte et dévoreuse,

te voilà, femme, perfide amoureuse !

Car c’est de Toi que vient la Chute

de l’Eden, et la boite de Pandore,

de ton crâne sans cervelle, sans remords,

à nous la bière notre réconfort

les soirs de match après un but !

Je suis misogyne mais est-ce assez ?

Notre clan est un seul homme

Beau, svelte, certes, mais élancé !

Salut à Toi, belle effarouchée !

Moi, qui ose t’offrir une pomme.

Qu’elle te cloue finalement le bec,

T’étouffe, t’empoisonne aussi sec,

Afin, qu’enfin, tranquille, dans le silence,

Je sirote mon Verbe jusqu’à l’ivresse,

Et qu’avec elle JE contemple ma vengeance,

car je ne suis plus que la moitié d’un homme,

demi-dieu certes, satyre ou centaure,

trahis, blessé à mort, mais sans tord,

sinon d’être misogyne, un boutefeu en somme,

je te hais, Femme, comme les Hommes.

 « - Ah ! Ah ! Ah ! Jeunes demoiselles !

vos vingt ans s’honorent de vertu

que mes soixante ne sied déjà plus !

Avec soin embrassez ma conviction :

Ce vieillard, ce brave Frontanel,

jamais ne pourra combler votre passion !

Il est vite essoufflé pour un homme ventru !

Prenez donc plutôt ce jeune seigneur

bonne famille, et belle renommée,

Il a bien fière allure sur son destrier.

Rien à voir avec ce ventripotent !

Brave Frontanel !

Une espièglerie de vos jeunes années

qui ne doit en rien vous déconcerter !

Allons ! Allons ! Jeunes demoiselles !

Rentrons il est tard pour votre leçon… »

 J’aurai vécu sans hâte, au jour

le jour, où, comme un pendu à

ton sexe doré comme les chaumes,

j’aurai effleuré les boucles de satin

et porté de baisers tes seins,

dans une unique passion avec

pour relief la douceur du temps

et la chaleur de l’été.

 

 

J’aurai humé les senteurs de ta peau

et goûté de la langue tes soupirs

entre le velours de tes reins

et sous l’ombre bleuté de tes cils

la lumière de l’Océan ivoire

comme une nacre perdue

dans l’immensité de mon cœur.

Ma chère planète est comme le sang de tous les hommes !
Elle est
rouge par la haine sadique
des hommes, des femmes, et des enfants,
assassinés,
mutilés ou errants,
par la guerre hétérodoxe
et la famine intellectuelle.

Ma planète est rouge par le sang des milices,
qui porte au nom de la Paix,
au Nom de la paix sanctifiée,
sacrifiée,
l’ignorance de la valeur d’une vie…

Ma planète est aussi et surtout
VOTRE planète…
et il est plus facile de l’oublier,
par des pensées aveugles,
et un mouvement cupide,
que par altruisme et philanthropie…

Alors il continuera de pleuvoir sur la planète
rouge est la pluie
de ces veines guerrières
qui s’écoulent en flots
pour exister

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Cher et imminent confrère, et ami, 

Loin de devoir vous révéler la nonchalance excessive et ennuyeuse des Aldébarans après une soirée bien arrosée au bistro « Chez Paupaule », je me vois vous confier l’anecdote dogmatique à la chasse à la cagouille d’Alpha du Centaure que vous chassâtes vous-même au lasso en clopinant sur un pied - bien dangereusement d’ailleurs – et auquel vous restâtes accroché des heures durant avant d’assener le coup fatal à cet animal cruel et vigoureux : une balle de calibre 9mm entre les deux yeux… Néanmoins, je vous accorderai, au bénéfice de la victoire, le splendide trophée que vous rapportâtes sans appeler à la mémoire l’état dans lequel ce singulier animal vous laissa après qu’il vous ait traîné des jours entiers derrière lui. (Mais revenons au sujet de cette lettre.)
L’astuce, disais-je, qui consiste à attraper cette bestiole est unique et sans appel, l’ayant moi-même usité par deux fois pendant ces deux derniers safaris. En effet, vous apprîtes tout comme moi que tout animal retourne toujours au même endroit qui constitue son territoire (point d’eau, tanière, canapé (pour les mâles), cuisine (pour les femelles), réfrigérateur) et d’attendre que l’un deux s’isole. Ce que vous oubliâtes à en juger par la manière dont vous chargeâtes le troupeau en criant le très fameux « Ah, ça ira, ça ira ! » et armé de cette bonne vieille cracheuse de dragée en plomb qui, bien que splendide face aux moustiques d’Altaïr, effraya le troupeau de cagouilles qui mit plusieurs mois avant de réapparaître près de notre point de gué. Ainsi je préconise l’attente, silencieuse et immobile, un peu comme cette fois-là dans les gorges du Mont Vénusien où un Phtirius Haltérophilis passa à moins d’un mètre de vous sans vous voir (aveugle sans doute) bien qu’affamé de sang, et que vous assommâtes avec un gourdin tandis qu’il sombrait dans le sommeil en écoutant les Beatles, un groupe Beatnik de cette région.
Oui, mon ami, je pense que l’attente est la meilleur des solutions. Et ensuite tirer l’animal à bonne distance surtout s’il est dangereusement énergique comme cette cagouille, par exemple, alors qu’il s’amuse à faire des ronds dans l’eau avec son pied, et puis d’assez loin afin de ne pas abîmer sa fourrure, dont le peau est si prisée dans l’ameublement.
Sur ces bons conseils, je vous laisse en espérant bientôt nous revoir dans quelques expéditions vers Alpha du Lactel où l’on prétend qu’il y vit une très forte concentration, en agglomération, de bipède dangereux (si, si…) pourvu d’un système linguistique primaire mais, qui devrait sans doute vous intéresser. Un bonne partie de chasse en perspective donc.

A bientôt,
Votre ami,
Xénocide,

Haute Académie Littéraire et Artistique de France

Prix International de Littérature 1993 - Médaille d’Argent 1993

Une goutte s’accrocha au velours d’une fougère, puis glissa lentement jusqu’au sol délavé. Un peu plus loin, une autre goutte défigura les traits immobiles du lac. En aval, près du petit port, de frêles barques se reposaient, doucement ballottés par le vent qui grandissait. Le souffle coucha doucement les roseaux alors que se couvraient de nuages la plaine aux reflets changeants… Le ciel se déchira soudain dans un coup de tonnerre. Aussitôt, la pluie se mit à tomber, lentement, odorant l’atmosphère du parfum de la terre humide. Un éclair illumina, dans sa quête de nourriture, le vol d’un aigle royal… La giboulée battit plus fort sur la fenêtre de toiture contre laquelle ma tête ravissait la fraîcheur. Mes yeux étaient, par les eaux du lac traversées de tristes vaguelettes, absorbés au point d’être un avec ce qui m’entoure… Un éclair paru non loin : le tonnerre fit trembler la vitre dangereusement. L’ondée ralentit peu après ; puis cessa. De lourds nuages défilaient rapidement, ombrageant la plaine de cette teinte lugubre
Je m’habillais avec célérité d’un ciré jaune, et de bottes de caoutchouc, puis sortais. J’empruntais à la hâte le chemin qui s’enfonçait au sein de la forêt derrière la maison. Les fougères vertes et hautes étaient trempées. La forêt était pleine de parfums. Silencieuse. L’humus chatouillait mes narines de ses senteurs délicates ; la terre grasse collait à mes bottes ; je gravis rapidement un monticule en m’aidant des branches à faible hauteur et de racines découvertes. Je par­viens ensuite à une vaste clairière illuminée par un rayon de soleil qui était parvenu à crever le cortège vaporeux ; l’endroit me parut plus féerique à ce moment là : il était parsemé de fleurs à forte tonalité de violet qui pour l’instant étaient fermées, conservaient leur secret niché au creux de leurs pétales ; une fois ouverte, elles me consacreraient une heure de vrai bonheur jusqu’à la saison prochaine…
Les nuages voilaient de nouveau le soleil. Je m’accroupis dans l’herbe gorgée d’eau, les yeux au maximum de leur ouverture. Soudain, une petite lumière apparue au coeur d’une fleurette ; puis un peu plus loin, une autre, et ici… et là… et encore là… La clairière fut bientôt le lieu privilégié de fleurs lumineuses ; mes yeux n’en perdaient pas une miette… Brusquement, la clairière se couvrit d’un son que même un poète ne saurait décrire par sa beauté : les jacinthes des bois s’ouvraient ! Aussitôt, les lucioles s’envolèrent d’un commun accord, dans tous les sens… Leur petite lumière jaune formait un nuage indescriptible et ensorceleur. J’étais autrement séduit par les merveilles de Dame Nature… Les lampyres se regroupèrent lentement par deux. Ils disparurent dans la forêt environnante ; il ne resta au bout d’une heure que quelques retardataires à la danse secrète de leur amour…
Je repartis quelques instants après, le coeur à demi gonflé, un sourire lointain aux lèvres… La pluie s’était mise à tomber au moment où j’arrivais à la maison. Je me dévêtais tranquillement et parcouru hagard le chemin de ma chambre. Je passais devant la cuisine où une bonne odeur de soupe aux légumes imprégnait mes narines. A cet instant, la voix de ma mère retentit de là:

“- Qu’est ce que tu peux bien trouver à faire dehors par ce temps… Serais-tu fou ? !”

Je gravis les nombreuses marches de bois grinçantes qui conduisaient à ma chambre, et m’allongeais sur le lit, les yeux levé vers le plafond blanc traversé d’une fine lézarde.

«  Non ! Vraiment ! Les grands ne comprendraient pas ! »

Un parc qui murmure quand vient le soir

la lune qui jette son fard sur les allées

et nous deux qu’un banc à isolé

du reste du monde criard.  

Les Elfes se sont envolées

et avec elles, les nymphes, les lutins,

leur chuchotement au creux des arbres

ont oublié de se répandre.

  La lune s’est éclipsé sans bruit

la mer prenait le large et déshabillait les plages

mes mains dans ton dos, je dégrafais tes bretelles

qu’une nuit s’avance, ô ma conquise

avant que je dénude tes bas ;

  Les yeux dans les yeux, s’arrête l’heure.

L’écho du battement sourds des cœurs

entre deux battement de cils. Silence !

Plus rien n’existe. Chut ! Tout recommence… 

Je n’ai pas voulu sortir la veille au soir,

quand j’ai vu la police et les types cagoulés.

J’ai fermé la fenêtre. Il y avait tant de bruit !

Le vacarme des armes automatiques

attendre que le calme revienne…

Ce n’est pourtant pas la première fois. 

La sirène des camions de pompiers

a retentit ensuite près de là.

Une voiture, un tabac, ou une pharmacie

brûlait dans le quartier voisin,

des tuniques bleues armés étaient en retrait.

Quel combat fallait-il étouffé ? 

J’ai augmenté le son de la télévision :

le 20 H parlait encore d’affrontements en Palestine, en Corée, à Cuba,

et si peu sur les bruits à ma porte.

Sourde oreille médiatique ou cécité politique,

suis-je seul à regarder ? 

Oh, bien sûr ! Il est de rigueur de critiquer !

Les mentalités sont aussi solides que les racines…

Et le vent des idées révolutionnaires, toutes,

apportent le chaos tant redouté, colère et désordre,

comme à un môme irascible à qui l’on retire son jouet.

En revanche, la Démocratie est le pouvoir du peuple.

Alors je tire les rideaux, je verrouille ma porte,

je cadenasse mon allusion au bonheur,

cher à Rimbaud, à Voltaire, à Hugo, 

Il y a des trous dans ma portière ce matin,

circulaire et un peu enfoncé à cet endroit,

une dizaine d’impacts de gros calibre,

rapprochés, comme à un tir de ball-trap

ce n’est pourtant pas une voiture neuve,

juste, « ma » voiture.

Campagne - Peinture

Paysage de peinture

Aquarelle - 15×18 cm

Les Nymphéas - Peinture

Les Nymphéas - 2007 - Peintures

Huile sur Toile - 90×70 cm

Préambule :

L’état d’esprit à tenir dans une recherche d’emploi, consiste à prendre en considération ses besoins, son dynamisme et son individualité. Riche de ce savoir, vous irez de l’avant vendre un savoir faire que vous échangerez contre un salaire.

Les préparatifs

Son entretien avec le futur employeur est presque toujours une épreuve. Sans doute avons-nous gardé en nous le regard d’enfants soumis à ses parents ? Peut être. Notre perception du monde, notre sociabilité face aux autres, est bien évidemment construite depuis notre enfance par nos parents, notre sphère familiale, notre constellation ethnique, notre Histoire, etc. Notre milieu social détermine à son tour notre servitude (ça heurte hein !) vis à vis de l’autorité patronale (ou sociale). Si bien que les termes de « nous » et « moi » ne signifient PAS la même chose d’un individu à l’autre. C’est ce point que « pèse » en premier lieu l’employeur. Vous pouvez être le parfait candidat : si vous avez un nombril aussi gros que votre trou du cul, si votre futur employeur estime que votre personnalité ne s’accordera pas avec son équipe, vous devrez trouver un autre job ailleurs (c’est aussi vrai avant que pendant !). L’intérêt des mois d’essai consiste de part et d’autre, à appréhender son travail et à décider si oui ou non, l’emploi chez cet employeur est « viable ». Pour ma part, je n’ai jamais entamé de démarches chez un employeur sans savoir au préalable ce que je souhaitais apporter et éventuellement y gagner en compétence. Par ailleurs, mon nombril me semble de taille normal, mais merci de vous en préoccuper… Si vous ne connaissez pas le contenu du métier que vous devez ou souhaitez occuper, rendez vous sur le site de l’ONISEP 1.

 

Une étape : prospecter du domicile

Tout commence donc par la coupure de journal, où par des recherches d’emploi sur le site de l’ANPE, ou encore, les sites internet des entreprises elles-mêmes. Cette démarche est simple mais proportionnellement décourageante, de prime abord, par le nombre de compétences, ancienneté, diplômes et autres technicités nécessaires. En France, le diplôme est le grand manitou de l’emploi et à mes yeux sa plus grande faiblesse : vous ne pouvez pas être Technicien de maintenance le Lundi, Faire du porte à porte le Mardi, Dessinateur Projeteur le Mercredi, cuisinier le Jeudi, et informaticien le Vendredi sans montrer le bout d’un diplôme ou mettre une expérience professionnelle dites « significative » sur votre CV ! Les entreprises, selon le métier (et l’âge de leur patron) ont besoin d’être rassuré par le contenu d’un cursus scolaire plutôt que par un choix d’orientation personnel ! Les métiers manuels sont certainement mieux lotis car les ouvriers sont « jugés sur pied »… Le paradoxe est lorsque un individu est surdiplômé et incapable de trouver un job payé au nombre d’année d’études : Allez lui faire tenir le balais à celui-là en lui parlant du SMIC ! Pauvre France !

 

Ce qui me semble important, ce n’est pas le contenu de l’annonce qui cible « le candidat parfait », c’est la valeur de l’occurrence comparés aux postes similaires et votre positionnement par rapport à la somme des qualités demandées. Aussi, je sélectionne et je classe les entreprises par centre d’intérêt, et non pas en fonction du contenu. Vous devez être capable de dire si vous pourriez occuper le poste, malgré le manque d’ancienneté, l’age, le sexe, le cursus scolaire, et le salaire. Tenez également un agenda : d’une part, il vous permettra de consigner les rendez-vous et démarches entreprises et d’autre part de consigner vos appréciations pendant et après un rendez-vous. L’idéal est de planifier ses journées en avance, d’une semaine sur l’autre, de tenter de s’y tenir et d’accepter les imprévus (perte d’énergie, rendez-vous client, etc.) Vous devez rester maître de la situation et garder à l’esprit vos objectifs (travail, détente, etc.). Si je n’ai pas trop la pèche ou si je suis d’humeur maussade, je fais de la prospection sur le terrain : ça permet de s’aérer l’esprit et de se sentir actif. Il est inutile de se gaver l’esprit au point de surcharger ses neurones. Gardez-vous du temps pour vous, et puisque vous avez « peut être du temps à perdre », profitez-en pour faire ce que vous ne pouviez pas faire lorsque vous travaillez (marcher, pédaler, courir, nager, peindre, créer, bricoler, etc.) Ressentez en vous le besoin du moment. Mais restez actif !

 

Une étape : prospecter sur le terrain

Vous pourriez envisager de faire de la prospection. Elle consiste à rechercher les entreprises qui se sont implantées économiquement dans la région. Selon le secteur d’activité, il n’est pas rare que plusieurs d’entre-elles soient localement concentrées… Les enseignes de ces entreprises devraient vous renseigner sur le contenu de l’activité commerciale. Après c’est au feeling : le principal c’est de se sentir près à monter dans l’arène ! Rien ne sert de se précipiter ! Il faut se sentir près ou vaguement près. Afficher de la persévérance, c’est aussi mettre des chances de son côté… Faire de la prospection, c’est montrer déjà un engagement de soi-même dans la recherche active de son futur emploi ! C’est d’autant plus difficile que vous ne savez pas comment vous y prendre, ni comment vous serez accueilli… ça fait peur ! Et alors ? Tentez ! Faites-vous votre propre idée de la difficulté, ayez peur, bafouillez, et vous constaterez que vos interlocuteurs ne sont pas si monstrueux que ça. Cependant, pour ne pas prendre de risque vis-à-vis des entreprises qui vous intéresse, commencez par vous faire la main sur celles qui revêtent à vos yeux le moins d’intérêt (ou pas d’intérêt du tout). Au bout de la dixième ou de la quinzième, vous aurez pris de l’assurance, et vous y parviendrez plus facilement, j’en suis persuadé.

Je n’envoie jamais de lettre de motivation. J’estime que c’est une perte de temps que d’y démontrer ses compétences linguistiques. Surtout lorsque l’offre d’emploi est à l’échelle nationale (ANPE et autres sites de proposition d’emploi), votre candidature est posée sur une pile selon des critères inconnus de vous, pour des raisons totalement inavouables, et cordialement sanctionnés par le contenu sémantique de votre CV. D’ailleurs, la missive que l’on vous postera en retour sur papier gaufré et encre couleur montre avec quelle acception, vous marquâtes le service de recrutement, qui, malgré l’intérêt que votre candidature à suscité, est au regret de vous informer, etc. etc.. Je vous passe les détails, cette lettre est correctement aseptisée, et n’a d’autre pouvoir que d’anesthésier vos futures démarches d’emploi, au cas où vous auriez gardé quelques espoirs après un mois de silence. Je préfère la méthode directe, chacun son truc, non ? A ce sujet : PME, PMI ou grand groupe ? Vers quoi votre cœur balance ? hum ?!

 

Je suis plutôt timide. Ne cherchez pas l’étiquette, ça ne se voit pas ! Et cela ne m’a pas empêché de faire de la vente au porte à porte pour vendre des encyclopédies - d’entrer chez des gens inconnus, être accueilli par des personnes qui ne m’attendaient pas et de vendre des livres ! Sachez tirer partie de vos faiblesses, faites en une force. Si vous êtes moche, jouez sur votre physique. Si vous êtes un Gothic, portez une cravate blanche plutôt que rouge… Creusez vous la tronche pour que le premier contact soit positif. Votre tenue vestimentaire doit être à l’image de l’entreprise que vous allez rencontrer. La cravate est juste protocolaire : c’est une façon éhonté mais franchement visuelle de montrer « un » certains sérieux. Et le visuel, c’est la première chose que vous avez à mettre en avant pour présenter par la suite votre CV. Ensuite tout dépend de l’entreprise bien entendu. Certaines entreprises jugent votre garde robe en rapport avec vos capacités. D’autres se fiches de votre physique et de vos pompes Nike ! Un milliardaire peut-il se passer d’une limousine avec chauffeur lorsqu’il a aussi une Ferrari ?

 

Comme je le disais plus haut, je n’envoie jamais de lettre de motivation, ET, je ne donne pas inutilement de CV à une entreprise. Si l’entreprise n’a pas de besoin en personnel, à quoi bon lui laisser votre si précieux CV, sinon pour son « propre » usage nombriliste avec la raie au milieu ? Vous l’aurez compris, ce n’est sûrement pas une question d’économie ! Par compte, je me déplace ! C’est beaucoup mieux ! Si l’entreprise en question demande un CV + LM, elle vous fournit son adresse. L’argument négatif qui consiste à entendre de certains professionnels de l’emploi que « si tout le monde se déplace pour porter son CV … etc. etc. » et que « c’est pas bien », si vous entendez les mots « ça sert à rien, inutile, inefficace » ne vous formalisez pas. (c’est du vécu !) Le dynamisme pour la recherche de son emploi n’est pas à la portée de tout le monde. D’ailleurs, les entreprises ne sont pas harcelées du démarchage des 2 750 000 chômeurs en France, vous avez donc toutes vos chances ! Si l’on juge qu’une grande partie de ces chômeurs sort d’études supérieures où leurs professeurs ont formulé l’intérêt d’une démarche personnelle identique… A l’inverse, le jour où tout le monde se déplacera chez leur futur employeur et que ce dernier se sentira « harcelé » au point de mettre des miradors (bon d’accord, c’est un peu excessif…) et autre standard d’accueil (rien n’est impossible, nan, nan !) pour filtrer les visites, il vous restera bien le temps d’envoyer un CV et une lettre ! A bon entendeur.

 

Une méthode

Pour ma part, j’emporte juste quelques CV sur moi, un bloc pour prendre des notes et une liste d’entreprises. J’organise ma semaine comme un entrepreneur, c’est très jouissif, si si ! Après, c’est au feeling. Quelque soit la résistance rencontrée lors de votre prospection, il est nécessaire de garder à l’esprit ses objectifs :

 

Résistance au point d’accueil :

  1. Quel est le nom du responsable du recrutement ou de son équivalent hiérarchique?

  2. Quel est son titre, fonction et autre grade ?

 

Cherchez à savoir le plus de chose sur l’entreprise, ambiance générale, etc. A mon sens, la manière dont vous êtes reçu dénote souvent de la mentalité générale de l’entreprise (par expérience…). Vous pouvez ensuite tenter la prospection téléphonique, c’est franchement plus difficile. Tout dépend de vos atouts !

 

Résistance du responsable du recrutement :

  1. Est-ce que l’entreprise à des besoins en matière de personnel tel que vous ?

  2. Peut-il vous recevoir 5 minutes en entretien ?

 

Si vous passez la porte de l’entreprise et rencontrez un dirigeant (PDG, DRH, etc. ), alors vous avez franchi la première étape. Si vous parvenez à décrocher dans les 2 minutes un entretien de 5 minutes (qui durera une demi heure au moins) alors vous avez franchi la seconde étape. Vous dérangez ? Proposez un rendez-vous ! Pas de temps à vous consacrer pour vous rencontrer ? Proposez un rendez-vous ! Le cas de refus typique est celui d’un rendez-vous reporté sous huit jours, donné dans un couloir ou à la porte de sortie (!). Votre détermination fait déjà la différence puisque l’entreprise ne vous attendait pas. Il y a quantité de moyens détournés pour vous faire comprendre que vous êtes un indésirable notoire (ou un emmerdeur) , ou si vous préférez, que vous dérangez. Il y a des exceptions au report de RDV qui se justifient et ce sont de précieux gages d’honnêteté. Si vous êtes joueur dans le sens provocateur, et si vous êtes persuadé de la malhonnêteté verbale de votre interlocuteur, mettez celui-ci dans l’embarras juste assez pour qu’il comprenne que l’image qu’il véhicule de son entreprise est négative par sa méthode de communication… De toute manière, vous avez tout à gagner de ne pas entrer dans une entreprise qui montre dès le premier abord son hostilité (par expérience !)

Tout dépend bien entendu de votre comportement, cela va sans dire… Mais personne ne peut vous manquer de respect parce que vous tentez de savoir comment vous pourriez travailler pour cette société !

 

Dans tous les cas, ne perdez pas de temps avec une entreprise qui conduirait ses effectifs de la même manière qu’elle vous reçoit. (Du vécu là encore) Vous devez chercher à cibler les besoins de cet employeur et les faire apparaître à travers votre CV. N’oubliez pas que le CV est là juste pour « meubler ». Un employeur potentiel ne fiche « royalement » du papier que vous lui présentez : il oriente juste ses questions en fonction de ce que vous dites et de ce que vous lui présentez. Lorsque vous arrivez à la question du salaire, vous aurez encore franchi une étape. Ensuite, selon ce que vous aurez dit, l’employeur potentiel vous proposera de vous rencontrer de nouveau en vous en expliquant les raisons et/ou vous demandera vos disponibilités. Et là, vous avez passez une étape déterminante car cette fois-ci, c’est l’employeur qui est demandeur !

Epilogue

Vous pourrez vous détendre que lorsque vous aurez quitté l’entreprise après cet entretien. Suivez les conseils que l’on trouvent un peu partout sur le « comment réussir un entretien ». Si vous entrez ne serait-ce qu’une seule fois dans une entreprise par cette méthode, inutile de tenter de réitérer cette prouesse cinq minutes plus tard. Faites une pause ! Rechargez vos batteries ! Regonflez vous à bloc ! La prochaine fois, c’est la bonne…

 

Conclusion à retenir

J’ai avantageusement testé cette technique deux fois au cours des cinq dernières années et j’ai constaté le succès de cette méthode. La preuve, je bosse grâce à cette méthode… Ce n’est pas une formule extra ordinaire, ni une technique imparable, mais elle constitue à mes yeux celle qui convient le plus à ma personnalité. Libre à vous de l’adapter à vos besoins et d’y ajouter de votre charisme ! Je n’ai pas volontairement « caché des détails techniques » mais n’est-il pas préférable que vous cherchiez par vous même votre propre méthode. Le bluf marche aussi pour créer une impulsion ou démêler une contre vérité. C’est vous qui devez mener la danse !

Introduction :

Votre chef vous malmène, vous méprise, vous torture moralement, vous délaisse, vous spolie, vous injurie, vous frustre, vous martyrise, vous dévalorise, vous ridiculise, vous décourage, vous déprime…

Changez de comportement : découvrez ce qui vous anime…

Pour commencer, offrez vous un livre sur la PNL, il vous aidera à adopter un nouveau comportement face à votre agresseur. Ainsi, si vous comprenez pourquoi et quand son comportement est inapproprié, vous pourrez le lui expliquer en lui faisant face.

 

Les Bases de la PNL

La PNL (Programmation Neuro Linguistique) est une méthode de développement personnel créée aux États-Unis en 1970. Dans son aspect positif, elle permet d’améliorer la communication entres les individus. Utilisée par profit, elle permet de manipuler, percer votre personnalité et vos comportements et de parler la langue de bois. C’est donc de la psychologie appliquée. Basé sur l’observation de la gestuelle et de l’oral d’un individu, le concept travaille sur la malléabilité de notre cerveau pour intégrer et résoudre des schémas comportementaux. La PNL propose donc de diagnostiquer, d’essayer puis d’évaluer de nouveaux comportements. En clair, la PNL permet de vous améliorer…

 

Chapitre 1 – vous êtes seul(e) !

Le scrupule du doute, le doute du remords et la déprime seront les boulets contre lesquels il vous faudra vous armer ! Ce sont des métaphores psychologiques que votre chef emploie sûrement sur vous à votre insu. Plus vous vous sentez désarmé, vidé de votre substance vitale, plus vous êtes sûr d’en être la victime. C’est l’effet Dopler, en quelque sorte. Pour vous sentir de nouveau vivant, vous devrez vous battre contre cette forme de vampirisme énergétique, vous montrer plus fort. Vous n’aurez guère de choix, autrement, vous continuerez d’être le jouet subordonné de cet imbécile qui outrepasse son rôle de chef.

 

1-1 Qui êtes-vous ?

La PNL peut vous aider à comprendre de quel manière votre chef se comporte avec vous. L’important est de bien saisir que son comportement à lui, répond peut être à un comportement particulier de votre part. Vous pourriez en effet être votre propre ennemie. Il peut s’agir grosso modo pour vous d’un moyen inconscient de prouver votre existence sur Terre. Une psychanalyse ou une psychothérapie peut alors vous aider à prendre confiance en vous, à vous affirmer, et à vous situer par rapport aux autres ; sans étude préalable sur vous, cet opus ne serait clairement qu’un moyen pernicieux de vous exprimer…

Ensuite, vous devez chercher en vous les motivations qui vous poussent à lire ces lignes : votre tendance du moment qui se balance entre vengeance passagère et un hobby montre nécessairement votre état d’âme et/ou votre état d’esprit. Une fois que vous avez une vue générale de la situation, ce bilan montre que vous êtes soit une « victime », soit un bourreau. (un mouton ou un loup)

Pas de précipitation ! Le code civil protège tout le monde et votre condamnation de ce misérable pourrait vous rendre condamnable aux yeux de cette même loi. Il s’agit au contraire pour vous de montrer que le comportement actuel - de votre patron, votre chef, vos collègues, qui vous abaisse - est loin d’être celui que vous attendrez, et que vous présumez qu’il cesse. En clair, si vous prouvez que l’on vous agresse, la loi sera de votre côté.

 

1-2 Qui est-il ?

Tentez de vous mettre à la place de votre chef. Tentez de comprendre ses motivations. Peut être que pour lui, aussi, son comportement serait un moyen de se sentir exister… Ainsi que je le signifiais plus haut, la tendance entre vengeance passagère et un hobby montre nécessairement son état d’âme et/ou son état d’esprit. A vous d’en saisir la nuance. Ouvrez votre esprit ! Écoutez-le brailler ses insanités, trouvez-lui une raison à son comportement. Par exemple, s’il vient de se faire redresser par sa direction, ou de subir un refus d’un de vos collègues (plus verbatif) faites lui comprendre que cela ne justifie pas pour autant qu’il s’en prenne à vous.

 

Notez quelque part qu’il peut lui même être le jouet despotique de sa direction, et que ses méthodes – bien que inexcusable - peuvent être guidées par la main d’un supérieur ou de plusieurs de ses supérieurs.

 

Chapitre 2 – Votre comportement .

 

Tout d’abord, vous devez calmez vos pulsions ! La violence physique et le langage vulgaire est le mode de communication des imbéciles. En agissant de la sorte, peut être que vous rendrez service à votre chef. Soyez fin. Face à ce chef, vous devez rester attentif pour répondre au quart de tour à une malfaisance. Adoptez un nouveau comportement. Selon ce que vous aurez appris, le niveau de vice de votre bourreau et votre mental, vous serez surpris des premiers résultats…

 

2-2 Celui que vous êtes

 

Posez-vous cette question : avez-vous mérité de subir les médisances de votre chef ?! Si la réponse est « oui », demandez-vous « pourquoi ? » ou reportez-vous au chapitre 1-1. L’objectif pour vous même sera de renforcer votre fragilité. Vous devez apprendre à avoir un nouveau comportement comme si vous débarquiez dans cette entreprise. Pensez à consulter votre médecin ou un spécialiste de l’âme pour qui vous aide à cibler votre difficulté existentielle. Parlez !

 

 

2-3 Vos états d’âmes

Si vous avez suivis les conseils de votre livre sur la PNL, vous devez déjà commencé à être plus lucide sur la conduite non équivoque de votre chef et à sentir une certaine «maîtrise» vous envahir. En fait vous prenez du recule par rapport à la situation, analysez froidement le contenu de la conversation, sans donner à vos émotions la capacité de vous submerger. Plus vite vous expérimenterez les techniques proposées, plus vite vous serez à même de voir grandir la confiance en vous-même. Rien ne vous empêche de tenter d’abord ces techniques sur vos collègues, il y en a toujours au moins un qui s’assure de la propreté de la raie du postérieur de son chef ! Mais réfléchissez toujours à la conséquence de vos actes.

 

2-4 La valeur de la détermination

Faites peau neuve : changez de vêtements, de parfum, de lunettes, de voiture ou même de yacht. Affichez le changement …

Attirez à vous et en toute circonstance un sentiment de sérénité, et aillez à l’esprit le proverbe suivant : « qui s’y frotte, s’y pique ! »

Affichez en toute circonstance à votre entourage un moral au beau fixe !

Faites comme le roseau : affrontez la tempête verbale de votre supérieur avec calme. Écoutez attentivement. Devenez acteur et non plus spectateur. Vous devez faire en sorte de maîtriser le dialogue : reportez la conversation dans son bureau à l’écart d’autres oreilles si vous pensez que la conversation vous échappe ou si le message que vous délivrez touche à son autorité. Ne soyez insolent que si l’on vous manque de respect.

 

Il vous faudra, pour « obtenir du respect », répondre du tact au tact aux railleries coutumières… La première victoire compte et il s’agit de ne plus faiblir ! Montrez les crocs et affirmez enfin votre détermination à ne pas vous laisser marcher sur les pieds.

 

Si les collègues de travail sont complices par défaut d’équité de ce supérieur hiérarchique, vous devrez envisager de leur tenir tête en sa présence une fois que vous aurez vraiment pris de l’assurance.

 

Quand vous serez près, tenez tête au chef de meute, soit en le regardant droit entre les sourcils, soit en regardant ailleurs. Tout dépend du tempérament de votre chef : s’il est sanguin, montrez de l’indifférence pour l’énerver, s’il est lymphatique, cherchez son regard pour le provoquer. L’objectif est de le conduire à montrer au plus grand nombre son habileté à dévaloriser les compétences et à ne pas trouver de solution pour les améliorer !

 

Restez calme et maître de la situation : maîtriser le dialogue. Vous devez sentir la peur vous quitter et une force vous envahir. Alors à ce moment-là, vous dominerez la situation ! Et la première pierre de votre édifice sera posée.

 

2-6 La victime

Gardez à l’esprit que les erreurs (de jugement ou d’appréciation) qu’il portera à votre sujet se retourneront contre lui. Ne lui faites pas sentir que c’est un imbécile… Prenez vos collègues à témoin mais ne jouez pas à la victime.

 

Jugez les actes et temporisez les paroles prononcées.

 

Attention au lécheur de cul et à sa capacité de répéter les conversations. Ces vermines sont généralement les premiers qui vous ont montrés une certaine sympathie lors de votre première arrivée.

 

2-7 La réconciliation

Vous seriez totalement stupide de croire que cette chose qu’on appelle « la réconciliation » ou si vous préférez le « allez, on passe l’éponge » est possible : vous tomberiez seulement un peu plus dans les griffes de votre tortionnaire qui exploiterait cette faille pour vous blesser de nouveau.

Au contraire, restez calme, attentif, faites savoir par le regard - mais sans excès. Si l’imbécile s’approche pour estimer votre force, c’est que déjà il se sent menacé !

 

2-8 Les collègues

Ces loups vont donc naturellement se frotter à vous pour tenter d’entamer votre nouvelle force et renifler une faiblesse, le défaut dans la cuirasse. Ils tenteront de forcer vos anciennes faiblesses, et il vous faudra aussitôt montrer de la résistance (pas de nonchalance), afin que ne laisser aucune ambiguïté par votre comportement. Avec ceux que ça frisera les poils du derrière que de vous voir évoluer avec aisance, il faudra de la magnificence. Soyez insolent mais pas injurieux, prenez de la place autant physique que mentale, déjouez les pièges. Étudiez le comportement de chacun, les appels à l’aide des plus faibles, les sujets abordés par les plus forts, puis creusez l’écart par votre conscience du niveau du groupe.

 

2-9 L’entreprise complice/non complice

Si vous vous sentez la victime d’abus de la part de votre entourage professionnel, sachez au moins que le Code du Travail vous protège, et que votre employeur à l’obligation de stopper ces malversations ! Vous pouvez vous enrichir grâce à des ouvrages sur le harcèlement, si vous éprouvez le besoin de localiser le problème.

Si votre employeur est votre tortionnaire, ou s’il n’agit pas en votre faveur, vous pouvez tenter de vous rapprocher de votre médecin de famille, de l’inspection du travail de votre région, des prud’hommes, ou de payer un tueur à gage, pour parvenir à un accord amiable. Arrivé à ce stade-là de l’évolution du problème, vous devez envisager de quitter l’entreprise car la tension est palpable dans le service.

Parfois, quand l’entreprise est suffisamment grande, il est encore parfois possible d’obtenir une audience avec le supérieur de votre supérieur afin de lui exposer les faits. N’y aller pas sans avoir bien préparé votre entretien – dans lequel vous mettrez à plat le problème, vos attentes - et obtenu de sa part un « soutien » par son intervention. Si dans la semaine, vous sentez du changement, c’est que votre entretien à porté ses fruits, autrement, passer au paragraphe suivant.

 

En général, vous sentez intuitivement que vous êtes mis à l’écart, isolé, que l’on vous confis les sales besognes, que l’on vous donne de mauvaises instructions pour vous mettre en faute, pour vous dégoutter, et vous conduire peu à peu à envisager de passer au sujet suivant…

 

2-10 Quitter l’entreprise

N’envisagez jamais de quitter l’entreprise en donnant votre démission :

  • vous vous sanctionneriez à tord à cause de l’irresponsabilité de votre entreprise,

  • vous vous sanctionneriez en choisissant la facilité au lieu de faire valoir vos droits,

  • vous vous sanctionneriez psychologiquement

  • vous perdriez vos droits aux Assedics

 

A - Prendre une décision

Demandez à votre médecin de vous octroyer un arrêt afin de faire le point. Parlez lui clairement de la situation, et n’ayez pas peur des mots.

Évitez l’alcool, la drogue, le cannabis et les amphétamines pendant cette période même si vous êtes extrêmement tendu; préférez plutôt la vitamine C et le magnésium. Votre médecin vous aura probablement donné de quoi vous aider à surmonté votre stress.

Faites le point de la situation, puis commencez à valoriser votre savoir faire en posant sur papier l’étendue de vos connaissances personnelles et professionnelles. Il ne s’agit pas de faire un C.V. C’est exclusivement pour se donner le moral. Notez tout, même ce que vous faites partiellement ou avec l’aide de quelqu’un. A la fin de cet « exercice », vous devriez vous rendre compte que certaines tâches pourraient être exécutées seules… Et ça c’est positif pour le futur. Pourquoi ne pas envisager de devenir votre propre patron ? Mais chaque chose en son temps !

Une situation n’est définitive que si elle est morte. Votre état de santé doit vous guider. Prenez du recule, parlez de la situation à votre entourage, la multitude d’argument vous guidera vers une solution.

 

B - Prud’homme

La constitution d’un dossier puis la validation par un conseil des prud’hommes, est arbitrairement subordonné par le motif initial. En clair, si votre dossier ne tient pas la route, vous ne serez pas « pris au sérieux »… Les preuves de harcèlement sont les plus difficile à obtenir. Les écris de collègues sont rares car cela les obligerait à prendre position contre leur employeur et indirectement risquer leur place… Vous pourriez tenter de vous mettre régulièrement en arrêt maladie mais cela ne va qu’un temps ! Vous pourriez tenter de vous rapprocher de la médecine du travail, mais mise à part quelques perles rares, leur déplacement sur votre lieu de travail reste hypothétique :

 

Un centre de santé professionnel qui ne fait pas de vague auprès de l’entreprise avec laquelle elle travail, pérenne sa clientèle – triste réalité !

 

Il est important de conserver les traces les plus insignifiantes montrant de façon équivoque le caractère pernicieux de votre tortionnaire. Envisagez de faire le plus tôt possible ce travail de fourmis, à toute fin utile… Si vous en êtes à l’étape 10 sans avoir de « preuve », c’est que vous n’avez pas été suffisamment vigilant du comportement de vos supérieurs… cela vous servira d’expérience. Vous pouvez également déposer des mains courantes auprès des autorités de l’état.

 

Conclusion :

Lorsque vous arrivez dans une entreprise pour la première fois, vous avez une regard neuf, et aucun à priori sur vos collègues – vous les jugez tous au même niveau - le cadre est neuf et votre personnalité vient s’ajouter à la conscience collective de l’entreprise. Chacun veut donc savoir qui vous êtes, et vous, qui ils sont.

L’idée, c’est de vous approprier l’environnement de vos collègues et votre entreprise afin d’acquérir un oeil neuf de la situation, de votre situation. Ce ne sont pas eux qui vont devoir changer, c’est vous ! Tout dépend de votre capacité à vous métamorphoser – je ne parle pas de changer de personnalité, mais de faire comme si vous arriviez dans une nouvelle entreprise : au départ, normalement, vous êtes discret car vous ne connaissez personne ! Vous observez. Le choix des personnes avec lesquels vous avez des affinités s’impose de lui-même – et le contraire aussi. Dans le cas présent, vous connaissez tout le monde, et vos détracteurs peuvent déjà vous malmener. Posez-vous alors cette question : si vous arriviez pour la première fois dans cette entreprise et que ces personnes se comportaient ainsi avec vous, l’accepteriez-vous ou vous rebifferiez-vous ?! La fuite ou l’attaque ? Vous demanderiez naturellement que l’on vous respecte – en montrant les crocs s’il le faut.

Tout le monde à le droit au travail et au respect dans son travail : n’oubliez jamais que l’objectif du travail c’est de troquer votre savoir faire en échange d’un salaire; et vice versa du point de vue de l’employeur. En quittant l’entreprise actuelle – mais pas n’importe comment - si vous l’estimez « pourrie », vous pourriez très bien rendre une autre entreprise heureuse d’acquérir vos compétences qui vous accueillera les bras ouverts !

 

Changer de travail impose nécessairement une remise en question.

L’Homme , ce nombriliste.

L’humanité doit sa seule supériorité au hasard d’une « tare » au milieu des 34000 gènes qui structurent sa séquence ADN. Nous sommes aujourd’hui vivant parce que nous avons survécu à de nombreuses extinctions de masse d’espèces prédatrices jusqu’alors supérieures à nous. Ce que nous appelons L’Evolution de l’Homme est une succession d’opportunités heureuses pour un primate mutant avec un bon kilo de cervelle. Sur près de 15 millions d’espèces connues, nous sommes cependant celle qui constitue la plus menaçante d’entre toute car nous avons la capacité par une simple pensée d’anéantir toute forme de vie sur Terre. Pourtant, en quelques années, nous pourrions facilement être détrôné par l’agressivité d’un ou de plusieurs virus (400000 estimés contre 4000 connus)(1). Quelques centaines il y a 200000 ans, 345 millions en l’an 1000, 1 milliard en 1800, et environ 6,6 milliards en 2007(2) (consultez le site de wikipédia « Estimation de la population mondiale de 10000 avant JC à 2050 »), l’Homme propage sa supériorité en se rassemblant en tribu d’une même identité pour renforcer son invulnérabilité (relative) dans le temps. Bien sûr, plus son nombre augmente plus son besoin de territoire augmente. S’impose d’elle-même la rivalité tribale du voisinage dont l’action sera soit de le soumettre, soit de l’empêcher de se multiplier. Le vocabulaire lui aussi évolue : on ne parle déjà plus alors de tribus mais de peuples ou d’Etats. L’occupation d’un territoire reste encore aujourd’hui une obsession manichéenne pour assurer l’expansion de son pays. L’Autre, en tant que tribu, peuple, ou communauté, peut constituer une menace à sa propre croissance. Jusqu’au 19e siècle, l’Homme se fraye un passage dans le monde, quitte à le défigurer, à l’anéantir, l’exploite sans retenue, pille ses réserves, rêvant d’une conquête spatial et d’une colonisation de l’univers, à la mesure de son égocentrisme infantile. Hommes, animaux, végétaux, minéraux : rien ne peut s’opposer à son progrès. Pourtant, l’accroissement du nombre d’habitants sur notre planète (on l’estime à 9 milliards en 2050), s’impose comme une future problématique territoriale, à laquelle j’ajoute le traitement de ses déchets issus de son urbanisme, et la gestion de ses ressources naturelles, dont l’eau potable(3). L’avenir de l’homme est brusquement remis en question. Sa pérennité et sa responsabilité sont mises à l’index. L’Homme commence à comprendre qu’il est enfermé sur sa planète sans aucune échappatoire. Cette planète connaît pour le moment qu’une densité de population relative à la disposition de ses terres habitables et cultivables. Si de nombreux pays comptent encore des zones inhabitées (Canada, Afrique, Asie, Australie, Amérique du Sud), à priori, ce n’est pas la densité de ces populations qui poserait un problème à l’avenir, mais toute l’hégémonie pour assurer leur subsistance qui serait nécessairement préjudiciable aux autres êtres vivants puisque l’homme se pose comme l’unique prédateur de toutes les espèces et de lui-même.

L’Homme, cet individualiste

Notre civilisation reste une jungle avec ses prédateurs et ses proies. Pour trouver sa place dans la collectivité, l’homme et la femme sont soumis à la compétition – professionnelle, amoureuse, identitaire, sociale…; il ne s’agit plus de faire collectivement la guerre à une tribu voisine mais de se conformer à de nouvelles règles dictées par des codes déontologiques, ethniques, religieux, politiques, philosophiques… Pour s’y conformer, l’individu serait tantôt la proie, tantôt le prédateur d’un autre, dans ce gigantesque panier de crabes que l’on nomme l’Humanité. Le crabe le plus fort ou le plus adroit – tout en étant le plus vigoureux – est celui qui se trouve en haut de la nasse et qui s’efforce d’empêcher toute progression venant d’en dessous. C’est lui qui dicte le comportement de ceux qui lui sont inférieurs, tandis qu’il cherche une issue plus haut encore pour s’échapper de la nasse. Pour les autres, en dessous, c’est alors plus qu’une question de survie – ou d’espoir de survie. L’individu pense donc probablement et inconsciemment que pour réussir à s’élever, il doit être le plus fort, il doit être à l’image (pensées, attitudes) de celui qui lui est supérieur (socialement, hiérarchiquement), lui-même à l’image du plus acharné d’entre tous. Mais qui est cet être suprême ?

Le loup et la bergerie

Il existe au moins deux manières d’exister : celle du mouton, et celle du loup. Un loup sympathique est un mouton aguerri. Le mouton est celui qui ne cherche pas forcément l’ascension mais qui n’ignore pas les méthodes des loups. Il peut devenir loup à l’occasion mais ce n’est pas dans sa nature intrinsèque. Le mouton vit en troupeau mais il ne le sait pas car il n’a pas conscience de sa condition de mouton. Il ne semble pas vouloir se révolter puisque le loup veille sur son bétail. Le mouton accepte sa condition, et ne cherche pas à s’en soustraire. On n’a jamais vu de mouton sauvage s’attaquer aux loups. Le loup connaît la différence entre un mouton et un loup. Il est conscient d’être un loup. Il se doit d’avoir les dents longues, pour ne pas être considéré comme un mouton. Il a la vivacité d’esprit d’un loup et la ruse du renard. Un loup qui domine des loups est un chef de meute. On n’a jamais vu de gentil loup.

Ovis versus Canis

Quand j’observe des enfants dans une aire de jeux, je constate qu’ils sont très tôt confrontés à ce consensus : chacun cherche à avoir l’ascendance sur l’autre, pour imposer « ses valeurs » (jeux, idées, solutions), en les estimant meilleurs à tout point de vue. Le conflit naît des résistances réciproques, qui trouve une issue par la soumission relative du plus faible. Le plus faible manipulant à son tour les règles établies de son infériorité pour s’assurer de reprendre le dessus. Cette ambivalence comportementale est depuis longtemps un moyen induit pour s’imposer aux autres et il faut croire que la technique se perfectionnera, même au détriment de tous. Aujourd’hui, pour atteindre ses objectifs (professionnels, familiales), il faut avoir plusieurs cordes à son arc, dit-on, et savoir en même temps se protéger. Sa survie au milieu des autres découle de ses seules capacités (physiques, intellectuelles) et de son appartenance implicite ou supposée à une famille (couleur de peau, religion, communauté…). L’apprentissage des consciences par l’éducation des valeurs morales de la Société (précédées par celles des religions), permet en partie de canaliser les pulsions visant à « tuer » son prochain, pour s’en débarrasser ou pour s’attribuer son patrimoine. L’idée du meurtre se doit d’être substituée à la raison du désir de tuer. Question de sociabilité. La Loi dans la Société est l’aboutissement d’une action pour instaurer des limites aux débordements des individus dans leur volonté d’ascension. Le combat se trouve dorénavant porté au niveau de l’esprit et non plus au corps comme auparavant. La Société – en tant que rouleau compresseur judiciaire impartiale des exactions humaines - montre cependant son incapacité à évoluer aussi vite que les individus qui la compose. Quelques crabes du haut, conscient de leur supériorité, instruit des rouages et des manquements dans notre administration, s’évertue donc – avec ce nouvel outil - à grimper sans plus aucune morale, et à remplacer les vieux crabes aux esprits déroutés. Les lois protègent encore les violences corporelles (l’action de tuer son prochain est parfaitement contrôlé) tandis que naît depuis moins de 200 ans la véritable et consciente arme, parfaitement introduite dans notre arsenal militaire :  la torture psychologique.

L’esprit dans la société

Au travail, à son domicile, avec ses collègues, son partenaire, sa famille, pour survivre et assurer sa descendance, l’Homme doit montrer ses meilleurs atouts. Son arsenal, à lui, dorénavant, c’est l’esprit, puisqu’il n’a plus le droit de tuer sans se faire sanctionner par un emprisonnement. La jungle végétale primaire a fait place à une jungle artificielle de béton. La menace ne vient plus des bêtes sauvages dont nous pouvions être la proie mais de notre environnement immédiat. Notre cerveau, ne connaît rien de votre environnement, mais en estime la nature en fonction des émotions qui vous traversent. Sa principale fonction est de vous protéger afin d’assurer votre reproduction. Il agit sur votre corps pour maintenir l’équilibre dynamique qui vous maintient en vie (homéostasie) au fur et à mesure qu’il se crée des déséquilibres. C’est à travers le système limbique, qui est au centre du cerveau, siège de votre instinct de sauvegarde ou de conservation, qu’il estime votre situation vis à vis de votre environnement. Lorsque vous êtes sujet à une émotion (stress, angoisse, peur, colère, etc), votre système endocrinien réagit automatiquement en sécrétant des hormones adaptées au type de « menace » qu’il suppose. Les hormones sont donc produites en quantité suffisante par rapport au type d’action envisagée. En fonction de la menace, trois solutions s’imposent alors : la fuite, la lutte ou la soumission ! Si la fuite semble impossible ou vaine alors l’affrontement est envisagée; si l’une ou l’autre nous paraît impossible, la soumission et l’acceptation offre une alternative de survie – réaction primitive de notre cerveau primitif. C’est l’inhibition de l’action qui est la source des maux de notre civilisation (dépression, psychosomatisme, ulcères, hypertension) entraînant l’épuisement de la santé de l’individu et le déclenchement de troubles (cancers et dérèglements homéostasiques). Le stress, à petite dose, est néanmoins un moteur de notre évolution, c’est celui qui nous permet de nous dépasser et de remporter avec brio de nouvelles expériences. A chacun de sentir la limite de stress qu’il est capable de supporter afin de se protéger.

Texte à suivre

 

 

(1)  United Nations Environment Programme (UNEP) Global Biodiversity, Assessment, 1995

(2)  Voir sur le site : www.populationmondiale.com et www.populationdata.net

(3)  On entend par « eau potable » une eau qui ne contient ni micro-organismes pathogènes, ni produit chimique toxique.

Neuf,

Depuis 1 mois aujourd’hui, la prestation de service que tu prétends me garantir n’est absolument pas respectée. Je ne peux ni téléphoner en illimité, ni naviguer sur internet – par chance, j’ai encore la télévision car je ne passe pas par ton service (soit réaliste). En effet, depuis 1 mois, je te téléphone pratiquement tous les 2 jours depuis mon portable afin de t’informer que la ligne est ENCORE coupée. Tu montres donc une sévère incompétence à honorer ce que ta publicité prône comme un argument de vente face à ta concurrence. Puisque tu prélèves 2 mois d’avance l’utilisation de tes services auxquels je n’ai toujours pas accès, tu doutes bien que je ne suis pas d’accord de te payer un centime de plus tant que tu n’auras pas régularisé ce premier mois que tu me dois ! Si le mois prochain, ça ne marche toujours pas, tu comptes toujours me prélever les 2 mois suivant ?

PC30, ton service de dépannage à domicile à effectivement constaté un problème à 18 mètres de chez moi. Est-ce que je dois venir avec mes pinces croco pour résoudre le problème ? Tu comptes faire quoi – mais surtout QUAND - maintenant que tu as trouvé que le problème est extérieur à mon domicile ? Si c’est France Telecom qui te fait des misères, souviens-toi que c’est moi qui suis au milieu de ta guerre économique !

Pour le moment, lorsque je t’appelle sur ton numéro à 0.34 centimes d’euro par minute, quelqu’un m’affirme avec langueur et désolement que tout sera régularisé, mais je suis comme saint Thomas, je crois ce que je vois, et là je ne vois rien qui te donne raison. Je n’ai aucun courrier de ce que tu avances, alors me prendrai-tu pour un imbécile ou une vache à traire ?

Je te fournirai prochainement la facture de téléphone portable que tu auras l’obligeance de me rembourser – ton service commercial me l’a suggéré. Considères que, pour moment, je te laisse encore un peu de temps pour t’améliorer – mais pas trop. Ton service technique m’a averti d’une attente indéterminée pour le rétablissement de ma ligne. Prépares-toi à entretenir une correspondance écrite car un timbre me coûte moins chère en salive que le téléphone.

A bientôt, Neuf,

Stéphanie

Aquarelle - 21×29.7 cm

La Sphinge

Gouache - 70×30 cm

Main Deus

maindeus1.jpg

Modelage - 25cm

La mouche

Encre de chine - 21×29.7 cm

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